Se relier par la terre : une formation certifiante en permaculture

Introduction

Après un tout premier Cours de Conception en Permaculture en 2019 dans les camps de réfugiés à Lesbos, en Grèce, Low-tech & Réfugiés réitère l’expérience en janvier 2021 sous le soleil de Provence. Retour sur ce vécu et les leçons tirées pour les prochaines formations.

Contenu de la formation à la permaculture

“Le 1er jour, pendant les cours, j’ai tout de suite compris que je faisais un pas dans quelque chose qui a du sens pour l’humain et pour la terre. Plus les jours passaient et plus j’aimais la formation. J’apprenais de plus en plus. C’est une super expérience, ma formation la plus importante. Et je peux aussi aider les autres avec mes nouvelles compétences.”

Yacoub, participant

Écouter, observer, faire silence. Accueillir les connexions du vivant et les laisser vibrer pour comprendre et s’émerveiller des enjeux à l’œuvre. Pouvons-nous conscientiser le cadeau que l’on s’offre en ouvrant la porte d’une formation en permaculture, à tout.e.s ?
Nos exils en tous genres se retrouvent, ils s’émeuvent. Et dans la rencontre, parle subtilement une harmonie sans frontière. Faudrait-il réserver ce langage à certain.e.s ?

Le choix d’un engagement de sens : la formation en permaculture

Combinant conception éthique et holistique, savoirs traditionnels et science contemporaine, la permaculture se veut créatrice de résiliences durables. Par-delà l’application agricole, elle s’intéresse aux interactions qui régissent les données vivantes d’un écosystème. De la façon dont nous subvenons à nos besoins fondamentaux à l’organisation du corps social. Elle analyse les liens, décrypte et optimise vertueusement les dynamiques : nourriture, eau, habitat, gestion du foncier, maîtrise des déchets : tout y joue un rôle, jusqu’aux choix éducatifs et financiers. En témoignent les participant.e.s à nos sessions de formation.

“J’ai aimé cette formation pour les connaissances et pour l’aspect humain. On a travaillé sur les rapports humains entre filles et garçons, élèves et formateurs, propriétaires et designers”

Abdelmalek, participant

Une mise en perspective ouverte. Elle s’élabore dans ce qui est appelé dans le reste du monde, le Permaculture Design Course (PDC) ou Cours de Conception en Permaculture (CCP). Un choix de formation collective et participative qui fait figure de référence dans la discipline. Créée par Bill Mollison, précurseur en la matière, elle fournit en première approche une vision globale et des outils de conception opérationnels. Suivant un programme défini et standardisé internationalement, elle s’articule autour de cours théoriques et d’ateliers pratiques conduits pour assimiler les connaissances transmises et acquérir des réflexes d’autonomie. La dimension collective vise à renforcer les liens entre participant·e·s, et l’obtention d’un certificat n’est pas anodine : en plus d’attester des connaissances acquises, elle marque un premier pas vers des métiers de conception et de formation en permaculture, autorisant notamment l’utilisation du mot “permaculture” à des fins professionnelles.

“Il y a eu une entente formidable dans le groupe, c’est vraiment pas facile de trouver ça aujourd’hui. J’ai ressenti un lien très fort”

Adama, participant

Exilé.e.s et non exilé·e·s se retrouvent donc en profondeur dans ce format de stage. Il est reconnu et inclusif, ce qui constitue tout son sens quand on s’inscrit. Que ce soit dans une démarche d’insertion ou de conversion, l’optique principale est la rencontre, pour favoriser des dynamiques d’émulation, et développer à notre échelle, des possibles. Par l’autonomie, via la low-tech et la permaculture, nous encourageons ces acteur.trices d’une transition vivante : connectée à la terre, respectueuse de ses richesses, et de toute altérité, qu’elle soit éthnique, économique, ou genrée. L’inspiration offerte est vaste, la conclusion de ce temps extraordinaire en témoigne tant les énergies partagées sont fortes. Une image du vécu dont chacun.e est témoin. Ressourcé et enrichi d’une conscience plus fine du vivant. Porteur.se.s de projets, paysan.ne.s et maraîcher.ère.s, artisan.e.s, penseur.se.s et sorcier.ère.s du monde contemporain, tous et toutes apprennent dans la magie du partage. Plus qu’une simple formation, cette proposition est une expérience de vie enrichissante, par la mixité. Comme chaque activité proposée par Low-tech & Réfugiés, elle est ouverte à tou·te·s et favorise le lien humain. Si les réalités des participants sont bien loin d’être identiques, notamment au lendemain de la formation, ces quelques semaines d’intensité sont bien l’occasion d’en prendre la pleine mesure et le désir de faire route ensemble s’avère particulièrement précieux dans le parcours de chacun.

“L’apport dans la rencontre avec des réfugiés est l’élément différenciateur, la clé du concept de cette formation : un point de vue pragmatique, un partage riche de connaissance sur des pratiques agricoles d’autres coins du monde, inaccessibles autrement. Une prise de conscience sur des produits que je consomme, sans avoir idée du chemin pour arriver sur nos marchés. Une meilleure connaissance des enjeux liés aux conflits dans les pays d’origine ou des raisons qui poussent des humains à tout quitter. Beaucoup d’authenticité, le fait de se sentir chanceuse et limitée, mais toujours en lien face à la détresse”

Pauline Benoit, participante

Qu’apprend-on dans un Cours de Conception en Permaculture ?

La formation est standardisée sur un minimum de 72 heures, soit environ 12 jours. Pour cette première édition en France, le choix des organisateurs s’est porté sur un format de trois semaines, plus digeste, notamment pour les participant.e.s étranger.ère.s. Au programme :

  • Introduction au design en permaculture,

  • Principes et thèmes utilisés dans un design,

  • Compréhension des “patterns”,

  • Facteurs humains,

  • Facteurs climatiques,

  • Gestion de l’eau et les travaux de terrassement,

  • Les arbres et leurs échanges énergétiques,

  • le sol et la fertilité,

  • le design en climats tempéré, tropical ou aride,

  • l’aquaculture,

  • la permaculture urbaine,

  • les communautés et territoires en transition,

  • l’économie sociale et solidaire,

  • l’autogouvernance,

  • En sessions bonus : pratique d’outils cartographiques, apiculture, présentation du jardin créole, du métier de pépiniériste, bouturage.

Autant de sujets utiles pour inspirer vers une vie plus soutenable, en meilleure harmonie avec la communauté.

“I loved the course. I learned so much about farming and permaculture. This course gave me a lot of inspiration. I really enjoyed it.”

Billie, participant

En parallèle de ces apprentissages théoriques les participant·e·s ont dû se confronter à une pratique de conception. En réalisant en équipe des plans et propositions d’aménagement du lieu hôte de la formation, chacun nourrit la dynamique et le lieu de ses apprentissages nouveaux et expériences passées. Enfin, pour l’obtention du certificat, sont présentées les propositions réalisées. Non seulement aux formateurs mais aussi aux hôtes de la formation, en attente de projets pour rendre plus éthique et résilient leur lieu de vie !

 
Les participant·e·s de la formation à la permaculture 2021 organisée par EKO! en pleine conception
Les participant·e·s de la formation à la permaculture 2021 organisée par EKO! en pleine conception

“Les résultats pédagogiques sont excellents ! 18 certifications ; des expériences de design réussies malgré la barrière de la langue et les différences culturelles.”

Sylvain EYMARD, formateur

Un modèle économique en construction

La première formation en permaculture que nous réalisions avait été coordonnée par Marjolaine BERT, fondatrice du programme Low-tech with Refugees. Elle s’était déroulée en avril 2019, à Lesbos dans le plus grand camp de migrant·e·s de l’Union Européenne (lire l’article).
Cette formation avait été entièrement gratuite pour l’ensemble des participant·e·s exilés et non-exilés grâce à l’engagement de l’équipe Low-tech with Refugees en partenariat avec Permaculture for Refugees et grâce au financement de Blue Mountain Permaculture Institute.

Les participant·e·s diplômé·e·s de la formation permaculture à Lesbos, avril 2019
Les participant·e·s diplômé·e·s de la formation permaculture à Lesbos, avril 2019

Notre deuxième session organisée en Provence en janvier 2021 a relevé d’une véritable gageure financière. En effet, le défi consenti par notre équipe était d’offrir l’ opportunité de participer à la formation aux deux-tiers des inscrit·e·s, exilé·e·s. Un tiers seulement des participant·e·s était pressenti pour payer les frais de l’ensemble de la formation sous un format de parrainage responsable. Une participation pour autant fixée à un montant très raisonnable, afin de rester fidèles à la frugalité d’une démarche qui fait pleinement sens en permaculture : 800€ par participant pour 3 semaines de formation en pension complète. Cette formation n’a donc pu voir le jour que grâce à l’engagement de bénévoles redoublant d’ingéniosité et de détermination pour tenir cet objectif économique : formateurs professionnels, cuisiniers chevronnés et membres actifs de l’équipe Low-tech & Réfugiés se sont efforcés de tenir le cap. Pour autant, face à plusieurs contaminations COVID chez les participant.e.s, l’imprévu d’un changement de lieu en cours de formation s’est imposé. Nous avons dû renoncer à l’hébergement d’un certain nombre de participant.e.s, tout en remboursant ceux qui ne souhaitaient pas aller plus loin, et c’est le soutien de nos partenaires financeurs qui nous a permis d’aller au bout.

Budget numéraire de la formation permaculture de 2019
Budget numéraire de la formation permaculture de 2019
Budget de la formation permaculture 2019

Ce modèle de participation est donc en ré-étude pour envisager plus sereinement nos futures sessions de formation, dans un modèle de financement plus soutenable, moins dépendant de l’engagement bénévole et de la solidarité de tou·te·s. Un modèle économique plus solide qui se fera nécessité pour renouveler cette action profondément vertueuse. Ainsi la piste d’une prochaine édition en région Sud-PACA se dessine. Probablement localisée dans le Briançonnais, elle viserait à rééquilibrer à la hausse la proportion de participant.e.s payant.e.s, dans un format de parrainage nominatif partagé. Plus viable économiquement parlant, avec une place offerte à une personne issue de l’exil par un ou plusieurs participant.e.s payant.e.s.

Par ailleurs, un autre format sera exploré début juillet 2021 pour une formation en partenariat avec l’association Grain&Sens et les formateurs Eric YDAIS et Sylvain EYMARD : du 30 juin au 14 juillet 2021. C’est leur engagement de conviction qui permettra d’accueillir au sein d’une formation initialement adressée à des non-exilé.e.s, quelques places pour des exilé.e.s parrainé.e.s. Ce parrainage comprend une place pour la formation, et un accompagnement à l’insertion socio-professionnelle de 6 mois post-formation par Low-tech & Réfugiés. Nous présentons ce parcours plus bas !

Remerciements et perspectives futures

Dans un élan de gratitude pour toutes les bonnes volontés et l’énergie offerte pour vivre cette formidable aventure humaine, nous adressons nos remerciements les plus sincères :

Aux formateurs qui se sont libérés pendant un mois :

  • Sylvain EYMARD, formateur permaculture et co-coordinateur de la formation, et animateurs d’ateliers low-tech pour Low-tech & Réfugiés Briançon

  • Eric YDAIS, formateur permaculture (Site internet). Et félicitation à lui qui a été diplômé à l’occasion par le Blue Mountains Permaculture Institute !

“Belle énergie et synergie de groupe. Je suis reconnaissant que nous ayons été hébergés dans l’urgence dans un second lieu, les personnes étaient très accueillantes. Belle équipe de formateurs !”

Eric YDAIS, formateur

Aux intervenant·e·s ponctuel·le·s :

  • À Jean MATELOT, formateur des sessions sur le sol, le jardin créole et l’apiculture

  • À Jade JOURDAN (lasauge.fr | @la_sauge), formatrice des sessions sur le sol, le métier de pépiniériste et un atelier bouture

  • À Pierre KOFFI ALANDA (alandabio.fr) et sa compagne de scène Cosima JENTZSCH, pour le fabuleux spectacle “Les Chants dans les Champs” (leschantsdansleschamps.org | Instagram), son témoignage inspirant et partage d’expérience de sa migration et de l’insertion en France par la paysannerie

Aux organisateur·trice·s de l’ombre, fil rouge de tout le projet depuis l’été 2020 et jusqu’à juillet 2021 :

  • Marjolaine BERT, fondatrice et directrice de l’association EKO! et du programme Low-tech & Réfugiés, à l’initiative et portage de cette formation avec Sylvain EYMARD

  • Léna CONTI et Mariko JACQUIER, organisatrices et logisticiennes terrain de la formation de septembre 2020 à janvier 2021

  • Barthélémy LE BLAN et Noémie GOURMELEN, accompagnateur·trice des participant·e·s post-formation de janvier à juillet 2021

  • Caroline MARION, mobilisatrice et communicante

  • Antoine CHABAS et Constance DE ROHAN WILLNER, gestionnaires financiers

  • Tous les autres bénévoles de l’association qui ont prêté main forte : Lola LEJEUNE aux ressources humaines, Raphaël MÉNARD au lien humain, Johanna MALANDA et Léna MOUGENOT en appui terrain pendant la formation, Etienne MUSQ à la recherche de lieu, etc.

“C’était vraiment chouette. Le fait que tout le monde soit bénévole. Les sujets abordés étaient très intéressants. Rencontrer et faire avec les réfugiés, ça a donné quelque chose de très intéressant, par l’approche des cultures, les histoires, etc. Les principes de la permaculture semblent déjà être bien présents dans leurs cultures. J’ai beaucoup apprécié l’accueil de tout le monde en tant qu’Américaine. […] Parfois c’est plus dur !

La formation était un vrai plaisir, Eric et Sylvain connaissaient profondément le sujet. Ils ont une réelle passion !”

Kathryn, participante

Aux lieux qui ont accueilli à des tarifs solidaires la formation et l’hébergement des bénévoles et participant·e·s, en étant particulièrement attentifs à nos besoins :

  • Au Loubatas, à Peyrolles en Provence, notamment Damien RABOURDIN, pour l’accueil lors de la 1ère semaine de formation du 04/01 au 08/01
  • À GinKgo, à Marseille, notamment Raphaël GOUJOUX, pour l’accueil pour la suite et la fin de la formation du 18/01 au 29/01

A la Fondation Lemarchand, qui a permis de réaliser cette formation, et notamment de couvrir le budget supplémentaire lié à la crise Covid.

Aux cuisiniers talentueux, pour les repas extraordinaires qu’ils ont concocté en soignant l’équilibre, la présentation et le goût, avec des produits biologiques, locaux et vegan, mitonnés pendant tout le mois de janvier :

  • Aux cuisiniers de Grains & Sens, Victoria WIDENER et Igor WILSON, Chefs vegans de la 1ère semaine de formations qui sont revenus en 3ème semaine pour aider !

  • À José METTLER, Chef étoilé de la 2ème et 3ème semaine à qui nous décernons une étoile supplémentaire, mention “cuisiner de délice et de génie, de l’invendu et de la récupération” !

  • À Laetitia FAJARDO, cheffe qui a secondé José pendant quelques jours

  • À Céliane, apprentie cuistot, spécialiste du véganisme qui a notamment cuisiné de fabuleuses tartes au citron et mousses au chocolat.

Les délicieux repas des cuisiniers
Les délicieux repas des cuisiniers

Les partenaires pédagogiques :

  • À Rosemary MORROW de Blue Mountains Permaculture Institute, pour avoir pris le temps de faire une session de questions/réponses avec les participant·e·s
  • À Alfred DECKER, à Habiba YOUSSEF de La Bolina, à Permaculture for Refugees, notamment Francesca Simonetti, pour leur soutien et partage d’expérience
  •  
Moments d’échanges et de travail en groupe
Moments d’échanges et de travail en groupe

“Encore merci à toutes celles et ceux qui se sont impliqués de près ou de loin à la réalisation de cette formation unique, une première en France ! Reste maintenant à mener de nouvelles expériences pour trouver un modèle pérenne qui nous permettra de faire bénéficier encore plus de personnes, exilées et non-exilées !”

Marjolaine BERT, fondatrice et coordinatrice de EKO!

La Covid-19 en invitée surprise !

La formation initialement prévue en décembre 2020 a été dans un premier reportée au mois de janvier du fait du confinement français au mois de novembre. Cela n’aura pas suffit, la Covid s’est fait une place parmi les présents avec 5 cas positifs détectés au bout de la première semaine. Cela a entraîné une semaine de battement, le temps de réaliser les tests PCR et pouvoir reprendre la formation dans un nouveau lieu, le GinKgo à Marseille ! Toute l’équipe a heureusement su rebondir très vite face à cette situation imprévue et les moyens nécessaires ont été mis en œuvre pour que la formation puisse se terminer dans les meilleures conditions possibles !

Après la fin de la formation, l’histoire continue !

La fin du cours se ponctue d’un cercle de gratitude. Comme une danse qui célèbre la remise des certificats. Un moment d’élans forts, portés par l’enthousiasme du partage. Une grande écoute est au centre. Le rire, l’angoisse et les pleurs aussi. Pour les participant·e·s comme pour les formateurs et organisateur.rice.s, il s’agit de saluer un mois de rencontres et d’échanges. Le souhait est de donner suite à ce temps d’intensité, par un lien vivant. Des rencontres s’organisent, informelles, conviviales. Des réalisations concrètes aussi, comme la mise en œuvre de certaines propositions accueillies positivement par le lieu de la formation et la participation collaborative aux projets portés par les anciens participants.

Au-delà, le programme Low-tech & Réfugiés se veut proposer une forme de suivi individualisé sur 6 mois pour les participant·e·s exilé·e·s visant une insertion professionnelle ou un projet de vie lié à la permaculture. Conscients des enjeux du métier, de la difficulté à faire face aux lourdes mécaniques de la machine administrative, nous savons que certains sont loin de ces considérations. Où se loger et où trouver à manger, restent des questions du quotidien de beaucoup d’entre eux. Faibles devant l’inertie de la transition et les politiques migratoires, nous agissons pour montrer qu’il est possible de vivre un commun vertueux.

Quelle mesure d’impact ? Nous vous en dirons plus dans 6 mois, la volonté est de revenir vers tou.te.s les participant.e.s de la formation à cette échéance pour en savoir plus.

Pour aider les personnes exilées à avancer vers leurs rêves professionnels dans les secteurs de la low-tech et de la permaculture, le programme Low-tech & Réfugiés mène les actions suivantes :

→ suivi individualisé pendant 6 mois via des entretiens personnels, afin d’accompagner la personne exilée dans la mise en œuvre de son projet professionnel (analyse de parcours et de compétence, définition du projet, plans A et B, appui à la recherche de stages/formations/emplois, etc.)

→ mise en lien avec des partenaires pour un accompagnement juridique, des aides à l’hébergement, à la santé, à l’alphabétisation, au FLE, etc.

→ mise en lien avec des partenaires de l’insertion professionnelle, spécialisés dans les low-tech (formations, etc.) tels que le programme Compagnonnage Réfugiés

→ invitation à toutes les activités, tels que les ateliers de découverte low-tech réguliers

→ sessions ponctuelles collectives d’accompagnement à l’insertion professionnelle

→ appui au parrainage (avec le participant parrain de la formation), et autres parrainages spécifiques, selon le lieu d’habitat, le métier visé dans le projet pro, etc.

→ intégration éventuelle de la personne exilée au sein de l’association (animateur, formateur, accueillant au Low-tech Makerspace, etc.) pour qu’elle devienne elle-même un relais de ses connaissances low-tech.

partenaires formation permaculture 2021